La Guadeloupe compte 12 jours fériés légaux : les 11 fêtes nationales, plus le 27 mai qui commémore l’abolition de l’esclavage. Dans la pratique, ce sont 18 jours non travaillés qui rythment l’année, parfois 19. L’écart vient d’une confusion tenace entre trois statuts que rien n’oblige vraiment à distinguer : le jour férié légal, le jour chômé par usage, et le jour que l’administration s’accorde de son côté. Un salarié du privé croit avoir droit au repos le mardi gras sans ouvrir sa convention collective, un visiteur découvre l’île à l’arrêt un jeudi de mi-carême, un employeur confond obligation et tradition.
Derrière chaque date se cache donc une question simple : qui a le droit de ne pas travailler, et qui paie. Savoir lire ces trois statuts fait partie des réflexes de base pour préparer son voyage en Guadeloupe ou y organiser son année, au même titre que la saison ou le budget. La distinction entre le légal et le coutumier n’est pas un détail : elle décide qui est payé, qui peut être convoqué, et quels services seront fermés le jour venu.
Férié, chômé, d’usage : trois statuts que la Guadeloupe mélange en permanence
En Guadeloupe, un jour « non travaillé » peut relever de trois régimes juridiques complètement différents. Les confondre, c’est s’exposer soit à une retenue sur salaire, soit à offrir gratuitement des jours que rien n’impose.
Le réflexe qui évite la plupart des mauvaises surprises : réserver les activités nautiques et les excursions à l’avance. Les opérateurs privés (bateau, snorkeling, kayak) tournent même les jours chômés, mais les bons créneaux partent vite sur les périodes fériées.
Voir les activités disponibles →Certains liens de cette page sont affiliés. Réserver via ces liens ne change rien à votre prix et soutient le guide. Nos avis restent indépendants et basés sur le terrain.
Seul le 1er mai est légalement chômé pour tous, le reste dépend de votre employeur
Le Code du travail est limpide sur un point que la plupart des salariés ignorent : parmi les 12 jours fériés légaux applicables en Guadeloupe, un seul est obligatoirement chômé et payé sans condition, le 1er mai (article L3133-4). Les 11 autres (Noël, 14 juillet, Ascension, 27 mai…) ne sont chômés que si votre convention collective, un accord d’entreprise ou une décision unilatérale de l’employeur le prévoit. En l’absence de texte, votre employeur peut légalement vous demander de travailler un 25 décembre, sans majoration de salaire. La seule exception vise les salariés et apprentis de moins de 18 ans, pour qui tous les jours fériés sont obligatoirement chômés, sauf dans l’hôtellerie-restauration, la boulangerie ou les spectacles.
Le « jour d’usage » est un droit acquis : votre patron ne peut pas le supprimer du jour au lendemain
Le mardi gras, le mercredi des cendres, la mi-carême ou le vendredi saint ne figurent dans aucun article du Code du travail comme jours fériés. Ce sont des jours chômés par usage, c’est-à-dire une pratique répétée de l’employeur qui finit par créer un avantage acquis pour les salariés. La nuance juridique compte : un usage d’entreprise ne se retire pas sur simple décision. L’employeur doit respecter une procédure de dénonciation formelle, informer individuellement chaque salarié concerné, consulter le CSE (comité social et économique) et respecter un délai de prévenance suffisant. Un patron qui décide en janvier de ne plus accorder le mardi gras en mars s’expose à un contentieux devant les prud’hommes. En pratique, très peu d’entreprises guadeloupéennes prennent ce risque.
Public vs privé : pourquoi l’administration ferme quand votre entreprise reste ouverte
Les administrations (mairies, préfecture, CAF, France Travail) ferment systématiquement pendant les jours gras et la mi-carême, sur décision du préfet ou des collectivités territoriales. Elles appliquent aussi la fermeture le 21 juillet (Schœlcher) et le 2 novembre (défunts). Le secteur privé, lui, ne suit cette logique que si un accord collectif ou un usage d’entreprise le prévoit. En conséquence, il est fréquent qu’un salarié du privé travaille un mercredi des cendres pendant que les guichets de la mairie sont fermés. Les hypermarchés et enseignes nationales ouvrent de plus en plus souvent le lundi gras, et même le mardi matin, en ne libérant leurs salariés qu’en début d’après-midi pour les festivités. Cette disparité entre le rythme administratif et le rythme économique réel est la première source de malentendu sur les jours fériés.
Les vrais jours fériés supplémentaires de la Guadeloupe (et ceux qui n’en sont pas)
Sur les sept jours supplémentaires que la Guadeloupe observe au-delà du calendrier métropolitain, un seul a un fondement légal. Les six autres reposent sur l’usage ou la tradition locale.
Le 27 mai : seul jour férié légal spécifique à la Guadeloupe (article L3422-2 du Code du travail)
La loi n° 83-550 du 30 juin 1983 a instauré un jour férié supplémentaire dans chaque DOM pour commémorer l’abolition de l’esclavage. En Guadeloupe, c’est le 27 mai, date anniversaire de la proclamation de la liberté générale en 1848 par le gouverneur Layrle, qui libéra 87 000 personnes. Ce jour est inscrit à l’article L3422-2 du Code du travail et bénéficie du même régime que les 11 fêtes légales nationales. Ce que beaucoup ignorent : son chômage n’est pas automatique pour autant. Comme le 14 juillet ou le 11 novembre, il faut qu’une convention collective ou l’employeur le prévoie. Dans les faits, la quasi-totalité des entreprises guadeloupéennes le chôment, mais rien dans la loi ne les y oblige formellement, hormis pour le 1er mai.
Le 21 juillet (Schœlcher) et le 2 novembre (défunts) : chômés par usage, pas par la loi
Le 21 juillet célèbre Victor Schœlcher, né le 22 juillet 1804, artisan du décret d’abolition du 27 avril 1848. Le 2 novembre correspond à la fête des défunts. Ces deux dates sont systématiquement chômées par l’administration guadeloupéenne et par la majorité des entreprises locales. Pourtant, aucun texte législatif ne les classe comme jours fériés. Le site service-public.fr ne les fait pas figurer dans la liste officielle. Leur statut repose exclusivement sur l’usage local. La conséquence est concrète : un salarié qui refuse de travailler le 21 juillet en invoquant un « jour férié » commet une erreur juridique. Il ne peut s’appuyer que sur l’usage d’entreprise, ce qui suppose que cet usage soit effectivement établi chez son employeur.
Le vendredi saint et le samedi Gloria : deux jours souvent confondus dans le privé
Le vendredi saint (vendredi précédant Pâques) figure dans la liste des jours chômés d’usage en Guadeloupe. Le samedi Gloria (samedi entre le vendredi saint et le dimanche de Pâques) est mentionné par le syndicat UGTG dans sa documentation, mais son observation reste beaucoup plus rare dans le privé. En Alsace-Moselle, le vendredi saint bénéficie d’un statut légal (article L3134-13 du Code du travail). Ce n’est pas le cas en Guadeloupe, où il reste un pur usage. La confusion vient de ce que le rectorat accorde systématiquement ces jours aux établissements scolaires, ce qui donne l’impression d’un droit généralisé. Un salarié de la grande distribution ou du BTP n’a aucune garantie légale de chômer le vendredi saint si sa convention collective est muette sur le sujet.
Carnaval et mi-carême : le flou juridique qui coûte des jours de congé aux salariés
Le carnaval est l’événement culturel majeur de l’année en Guadeloupe, mais son traitement en droit du travail reste un angle mort. Une distinction nette sépare pourtant les jours réellement chômés de ceux qu’on croit l’être.
Mardi gras et mercredi des cendres sont chômés d’usage, le lundi gras ne l’est pas
La distinction est nette dans la pratique locale : le mardi gras et le mercredi des cendres sont traditionnellement chômés, dans la continuité d’un usage antillais qui remonte à plusieurs décennies. Le lundi gras, en revanche, est un jour normal travaillé. C’est pourtant le jour du « mariage burlesque » à Pointe-à-Pitre et des défilés de marchandes à Basse-Terre. Beaucoup de salariés posent un jour de congé ou de RTT pour y participer, sans réaliser que le lundi gras n’a jamais fait partie des jours chômés d’usage. La confusion tient au fait que les municipalités et certaines institutions ferment dès le lundi, ce qui donne l’impression que toute l’île est à l’arrêt. Les grandes surfaces, elles, ouvrent de plus en plus le lundi gras, parfois même le mardi matin.
La mi-carême : une spécificité guadeloupéenne absente en Martinique et en Guyane
La mi-carême tombe un jeudi, au milieu de la période de carême (entre le mercredi des cendres et Pâques). En 2026, elle tombe le 12 mars. Ce jour est systématiquement chômé en Guadeloupe et à Saint-Martin, mais pas en Martinique ni en Guyane. Le site service-public.fr le range parmi les commémorations locales pouvant constituer un jour férié dans certains territoires, sans lui donner le statut de jour férié légal. Le rectorat de Guadeloupe l’intègre au calendrier scolaire comme jour de congé. En pratique, l’administration et la majorité des entreprises locales l’observent. Le régime diffère donc d’un territoire à l’autre, là où beaucoup traitent les Antilles comme un bloc uniforme.
RTT, congé ou jour offert : ce que prévoit (ou non) votre convention collective
Quand un jour chômé d’usage n’est pas prévu par la convention collective, l’employeur dispose de trois options : l’offrir (maintien du salaire sans contrepartie), demander la pose d’un jour de RTT ou de congé payé, ou simplement ouvrir l’entreprise. Beaucoup de salariés guadeloupéens découvrent à leurs dépens que les jours gras « offerts » dans leur ancienne entreprise ne le sont pas dans la nouvelle. La convention collective applicable est le seul document opposable. En cas de silence du texte, c’est l’usage d’entreprise qui prime, à condition qu’il soit constant, général (applicable à tous les salariés) et fixe (même jour chaque année). Un employeur qui chôme le mardi gras trois années de suite crée un usage qu’il ne pourra plus supprimer sans procédure de dénonciation. Vérifiez votre convention sur Legifrance avant de partir du principe que ces jours vous sont acquis.
Les cas concrets qui posent problème : dimanche, CDD, mobilité
Au-delà des dates, quatre situations créent l’essentiel des litiges et des incompréhensions autour des jours fériés. Aucune ne figure sur un simple calendrier.
Jour férié qui tombe un dimanche : aucun report, aucune compensation (sauf convention)
En 2026, la Toussaint (1er novembre) tombe un dimanche, ce qui revient à « perdre » ce jour férié pour les salariés en semaine classique. À l’inverse, la fête des défunts (2 novembre, jour d’usage) tombe un lundi et sera cette fois bel et bien chômée dans l’administration et dans la majorité des entreprises. Le Code du travail ne prévoit aucun mécanisme de report ni de compensation lorsqu’un jour férié coïncide avec un jour de repos hebdomadaire. Le salarié ne bénéficie ni d’un jour de congé supplémentaire, ni d’un complément de rémunération. Seule exception : si la convention collective énumère précisément les jours fériés chômés, la jurisprudence (Cass. soc. 21-06-2005 n° 03-17412) admet que le salarié puisse demander un repos compensateur quand deux jours fériés listés tombent le même jour. En pratique, la grande majorité des conventions ne sont pas assez précises pour ouvrir ce droit.
Attention. En 2026, l’Assomption (samedi 15 août) et la Toussaint (dimanche 1er novembre) tombent le week-end. Aucun report ni jour de récupération n’est prévu : ces deux fériés sont perdus pour qui travaille du lundi au vendredi.
Intérimaires, CDD et saisonniers : vos droits ne sont pas ceux d’un CDI
Les salariés en CDD bénéficient des mêmes droits que les CDI pour le paiement des jours fériés chômés, à condition de remplir la condition d’ancienneté (3 mois dans l’entreprise). Les intérimaires, eux, ont droit au paiement du jour férié dès lors qu’il tombe pendant leur mission, sans condition d’ancienneté. C’est un avantage souvent méconnu. En revanche, les travailleurs à domicile et les salariés intermittents sont exclus du dispositif de maintien de salaire. Pour un saisonnier du tourisme en Guadeloupe, l’ancienneté s’apprécie en cumulant la durée de tous les contrats successifs dans la même entreprise, qu’ils soient consécutifs ou non.
Bon à savoir. L’intérimaire est payé pour un jour férié chômé dès qu’il tombe pendant sa mission, sans aucune condition d’ancienneté. C’est plus favorable que pour un CDD, qui doit justifier trois mois dans l’entreprise.
Guadeloupéen salarié en métropole : le 27 mai n’existe pas pour vous
Un salarié originaire de Guadeloupe qui travaille en Île-de-France, à Lyon ou à Marseille ne bénéficie pas du 27 mai comme jour férié. L’article L3422-2 du Code du travail s’applique aux salariés qui travaillent dans le département, pas aux salariés natifs du département. Le critère est le lieu d’exécution du contrat de travail, pas l’origine géographique. Inversement, un métropolitain en poste en Guadeloupe bénéficie de tous les jours fériés et usages locaux. Ce point génère chaque année des malentendus, notamment chez les fonctionnaires en mobilité géographique.
Les 3 conditions cumulatives pour être payé un jour férié chômé (ancienneté, heures, présence)
Le maintien de salaire lors d’un jour férié chômé n’est pas automatique pour les salariés mensualisés qui ont moins de 3 mois d’ancienneté. L’accord national de mensualisation du 10 décembre 1977 exige trois conditions cumulatives : 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise, 200 heures de travail effectif au cours des 2 mois précédant le jour férié, et présence le dernier jour de travail avant et le premier jour de travail après le jour férié (sauf absence autorisée). Un salarié en arrêt maladie le vendredi précédant un lundi férié perd son droit au maintien de salaire si son absence n’a pas été formellement autorisée, à moins que sa convention collective ne prévoie des conditions plus favorables.
Calendrier 2026 des jours fériés et chômés en Guadeloupe : dates et stratégie de ponts
Le calendrier 2026 offre un mélange contrasté : deux jours fériés perdus en week-end (Assomption un samedi, Toussaint un dimanche), compensés par un enchaînement rare fin mai qui permet de construire un pont de neuf jours consécutifs avec seulement trois jours de congé posés.
Les 12 jours fériés légaux 2026 et leur jour de semaine
La répartition 2026 est plutôt favorable côté semaine. Cinq fériés légaux tombent un vendredi ou un lundi (1er mai, 8 mai, Lundi de Pâques, Lundi de Pentecôte), offrant des week-ends de trois jours sans poser de congé. L’Ascension tombe un jeudi 14 mai, le 27 mai un mercredi, le 14 juillet et le 11 novembre en milieu de semaine, autant de points d’appui pour des ponts. Les deux seuls perdants sont l’Assomption (samedi 15 août) et la Toussaint (dimanche 1er novembre), sans mécanisme de compensation. Le tableau en tête d’article donne la date et le jour exact de chacun.
Les 6 jours chômés d’usage 2026 : dates et ce qui change par rapport à 2025
Six jours supplémentaires sont chômés par usage en 2026 : 17 février mardi gras, 18 février mercredi des cendres, 12 mars mi-carême (jeudi), 3 avril vendredi saint, 21 juillet fête de Schœlcher (mardi), 2 novembre fête des défunts (lundi). Le changement notable par rapport à 2025 concerne la fête des défunts : elle tombait un dimanche en 2025 (sans effet sur le temps de travail) et bascule un lundi en 2026, réellement chômée cette fois. Le total effectif de jours d’usage chômés en semaine passe donc de 5 à 6. Le samedi Gloria (4 avril 2026) reste marginal, surtout observé dans les administrations.
Les ponts rentables : quels jours poser pour maximiser les week-ends prolongés
Le mois de mai concentre les meilleures opportunités. Le 1er mai (vendredi) et le 8 mai (vendredi) donnent deux week-ends de trois jours sans poser de congé. L’Ascension (jeudi 14 mai) combinée au vendredi 15 mai posé crée un pont de quatre jours. Mais la configuration gagnante se joue fin mai : en posant le mardi 26, le jeudi 28 et le vendredi 29, vous obtenez neuf jours consécutifs du samedi 23 mai au dimanche 31 mai, en enchaînant le Lundi de Pentecôte (25) et l’Abolition de l’esclavage (mercredi 27). Trois jours de congé pour neuf jours d’affilée, c’est le meilleur ratio de l’année. Côté été, le 14 juillet (mardi) et le 21 juillet Schœlcher (mardi) permettent chacun un pont de quatre jours en posant le lundi précédent. Le 11 novembre (mercredi) offre aussi un pont en posant les lundi-mardi précédents ou les jeudi-vendredi suivants. Le 15 août (samedi) et la Toussaint (dimanche) restent, eux, deux jours fériés « perdus ». Noël (vendredi 25 décembre) referme l’année sur un week-end de trois jours gratuit.
Touristes et voyageurs : anticiper les fermetures locales
Un voyage en Guadeloupe planifié sans tenir compte des jours chômés locaux peut vite virer au casse-tête logistique. Certaines dates n’apparaissent sur aucun calendrier touristique métropolitain.
Les jours où la Guadeloupe tourne au ralenti sans être un jour férié officiel
La période de carnaval (du dimanche gras au mercredi des cendres) ralentit une partie de l’activité économique, même si le lundi gras n’est pas officiellement chômé. Les loueurs de voiture, les excursionnistes et les petits commerces réduisent leurs horaires ou ferment dès le dimanche. La mi-carême (12 mars 2026) est un autre piège : ce jour n’apparaît sur aucun calendrier touristique métropolitain, mais la majorité des commerces de proximité, marchés et services publics ferment. Le lendemain du 27 mai est souvent ponté, ce qui réduit encore la disponibilité des services. La fin mai crée aussi une confusion pour les visiteurs métropolitains, la fête des Mères locale se retrouvant parfois décalée par le calendrier de l’abolition.
Pendant le carnaval et la mi-carême, les excursions en mer tournent normalement. Contrairement aux commerces et aux administrations, les sorties bateau, le snorkeling à la réserve Cousteau et les excursions aux Saintes maintiennent leurs départs. C’est souvent le bon plan pour éviter les plages bondées les jours de défilés.
Voir les excursions disponibles →Commerces, banques, services publics : qui ferme vraiment et quand
Tout ne s’arrête pas au même rythme. Les banques et La Poste ferment aussi bien les fériés légaux que les jours d’usage, tandis que les stations-service restent ouvertes et que les restaurants des zones balnéaires tiennent souvent leur service. Le tableau ci-dessous résume la réalité de terrain, jour chômé par jour chômé.
| Lieu ou service | Fériés légaux | Jours gras et d’usage | À retenir |
|---|---|---|---|
| Banques | Fermé | Fermé | Guichets et agences |
| Grandes surfaces (Carrefour, E.Leclerc) | Souvent le matin | Ouvert le matin, fermé vers 13 h | Faites vos courses la veille |
| Petits commerces et marchés | Fermé | Fermé | Aucun dépannage possible |
| La Poste | Fermé | Fermé (la plupart) | Anticipez colis et retraits |
| Stations-service | Ouvert | Ouvert | Le plein reste possible |
| Restaurants balnéaires (Sainte-Anne, Saint-François, Deshaies) | Souvent ouvert | Souvent ouvert | Zones touristiques |
| Restaurants de centre-ville (Pointe-à-Pitre, Basse-Terre) | Souvent fermé | Souvent fermé | Vérifiez avant de vous déplacer |
| Offices de tourisme | Fermé | Fermé | Suivent le rythme administratif |
Prévoyez vos retraits d’espèces et vos courses alimentaires la veille de chaque jour chômé. C’est le même réflexe d’anticipation que pour ce que vous mettez dans votre valise pour la Guadeloupe : mieux vaut y penser avant le départ que sur place, un jour de fermeture générale.
Pour verrouiller vos activités avant le séjour, les plateformes de réservation affichent les créneaux en temps réel, indépendamment des horaires de guichet locaux. Utile quand tout est fermé sur place un jour chômé.
Réserver une activité en Guadeloupe →Pour le reste de l’organisation du séjour, deux sujets reviennent souvent une fois les dates calées : quoi ramener de Guadeloupe pour rentabiliser une visite de marché un jour d’ouverture, et un point d’honnêteté sur les quartiers à éviter en Guadeloupe, notamment le soir des grands défilés, quand certains secteurs se vident et d’autres se densifient.
Questions fréquentes
Un employeur peut-il obliger un salarié à travailler le 27 mai en Guadeloupe ?
Oui, sauf si la convention collective ou un accord d’entreprise prévoit expressément le chômage de ce jour. Le 27 mai est un jour férié légal, mais comme les 10 autres jours fériés hors 1er mai, son chômage n’est pas imposé par la loi. En pratique, la quasi-totalité des employeurs guadeloupéens le chôment, et l’usage local est suffisamment établi pour qu’un salarié puisse contester une demande de travail ce jour-là devant les prud’hommes, à condition de prouver la constance de l’usage dans l’entreprise.
Les jours fériés de Guadeloupe s’appliquent-ils à Saint-Barthélemy et Saint-Martin ?
Les 11 jours fériés nationaux s’appliquent sur les trois territoires. Pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage, chacun a sa date : Saint-Barthélemy la fixe au 9 octobre, tandis que le Code du travail (article L3422-2) retient le 27 mai pour Saint-Martin, la même date qu’en Guadeloupe. La mi-carême est chômée à Saint-Martin comme en Guadeloupe, mais pas à Saint-Barthélemy. Les jours chômés d’usage liés au carnaval (mardi gras, mercredi des cendres) sont observés de manière variable selon les entreprises locales de chaque collectivité.
Comment savoir si ma convention collective prévoit le chômage des jours gras ?
Consultez votre convention collective sur Legifrance en recherchant son identifiant IDCC. Cherchez les articles relatifs aux jours fériés, au temps de travail et aux repos. Si la convention ne mentionne pas explicitement les jours gras ou la mi-carême, c’est l’usage d’entreprise qui fait foi. Demandez à votre service RH ou à vos représentants du personnel (CSE) de confirmer par écrit les jours chômés pratiqués dans l’entreprise. En cas de litige, c’est au salarié de prouver l’existence de l’usage : constance, généralité, fixité.
Le lundi de Pentecôte est-il travaillé en Guadeloupe ?
Le lundi de Pentecôte est un jour férié légal, mais il sert souvent de support à la journée de solidarité (instaurée après la canicule de 2003). Dans ce cas, les salariés travaillent ce jour sans rémunération supplémentaire, et la contribution est versée par l’employeur. L’affectation de la journée de solidarité au lundi de Pentecôte n’est pas automatique : elle dépend d’un accord d’entreprise ou, à défaut, d’une décision de l’employeur après consultation du CSE. Certaines entreprises guadeloupéennes choisissent un autre jour (souvent un jour d’usage comme le samedi Gloria) pour maintenir le lundi de Pentecôte chômé.
Les jours fériés tombant un samedi donnent-ils droit à récupération ?
Non. Le Code du travail ne prévoit aucun report ni compensation lorsqu’un jour férié tombe un samedi ou un dimanche, que le salarié travaille habituellement ce jour-là ou non. En 2026, l’Assomption (15 août) tombe un samedi et la Toussaint (1er novembre) un dimanche, soit deux jours fériés « perdus » pour les salariés en semaine classique du lundi au vendredi.
